Après l’incendie qui a ravagé le toit de la cathédrale Notre-Dame de Paris la semaine dernière, le journal Libération est revenu, au cours d’un entretien avec la docteure en sciences sociales et codirectrice du Philanthropy and Social Sciences Program, Anne Monier, sur la forte mobilisation américaine pour reconstruire l’édifice. « Contrairement à la France, la philanthropie américaine est très internationalisée », a déclaré l’experte. En effet, avec les 850 millions d’euros de dons récoltés pour la reconstruction de Notre-Dame en quelques jours, de nombreuses donations étrangères et notamment américaines ont également été promises. « Aux Etats-Unis, au contraire de la France, les chiffres montrent que les dons sont destinés principalement aux institutions d’élite (universités, institutions culturelles…). La philanthropie américaine est une philanthropie de masse et de grands donateurs », a précisé Mme Monier. En 2015, en France, 7,5 milliards d’euros de dons ont été enregistrés, d’après France Générosités alors qu’aux Etats-Unis, en comparaison, c’était 373 milliards de dollars, d’après Giving USA. L’une des raisons ? La déduction fiscale américaine est beaucoup plus importante qu’en France, puisqu’elle est de 100% du revenu imposable contre 66% pour les particuliers et 60% pour les entreprises en France.
Du 26 au 30 avril, se déroulera la 15ème édition du festival de films français « Focus on French Cinema » à New-York, Greenwich et Stamford dans le Connecticut. Le festival débutera cette année avec film : le Mystère Henry Pick réalisé par Rémi Bezançon avec Fabrice Luchini, Camille Cottin, Alice Isaaz. Dans une étrange bibliothèque au cœur de la Bretagne, une jeune éditrice découvre un manuscrit extraordinaire qu'elle décide aussitôt de publier. Le roman devient un best-seller. Mais son auteur, Henri Pick, un pizzaïolo breton décédé deux ans plus tôt, n'aurait selon sa veuve jamais écrit autre chose que ses listes de courses. Persuadé qu'il s'agit d'une imposture, un célèbre critique littéraire décide de mener l'enquête, avec l'aide inattendue de la fille de l'énigmatique Henri Pick.
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L’artiste française Agnès Bourély revient avec une nouvelle exposition intitulée « L’oubli agité de ce qui nous exile » à la galerie d’art Barbara Davis à Houston. Dans cette rétrospective qui se tiendra jusqu’au 27 avril, l’artiste évoque comment elle vit la distance avec la France sur des tableaux grands formats : des diptyques et triptyques où la technique de la couleur est ce qui guide la construction du tableau.
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L’image de la cathédrale Notre-Dame de Paris ravagée par les flemmes a suscité les messages de soutien de la communauté internationale. Alors qu’aux Etats-Unis, le New York Times en a fait sa Une mardi 16 avril et que des promesses de dons outre-Atlantique ont afflué, la triste nouvelle a permis aussi de lever une campagne de levée de fonds pour financer la reconstruction de trois églises en Louisiane. Selon le journal Ouest France, les promesses de dons pour la reconstruction de ces trois églises de Louisiane incendiées volontairement ont été multipliées par douze en à peine trois jours, après l’incendie qui a détruit le toit et la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris. « En une semaine, les dons étaient inférieurs à 100 000 dollars. En moins de 48 heures, ils sont passés à 1,4 million », relève Ouest France. Des personnalités américaines, dont Hillary Clinton, ont incité à faire des dons. Ces trois églises américaines datent de plus de cent ans.
Lundi 15 avril, la France a été le seul pays à voter contre l'ouverture de négociations commerciales entre l'Union européenne et les États-Unis, a rapporté l’agence Reuters. Pour l'Élysée, un tel accord est contraire aux engagements d'Emmanuel Macron, opposé à toute négociation avec un pays qui ne respecte pas l'Accord de Paris sur le climat. La position de la France répond aussi au contexte de menaces commerciales répétées de Donald Trump.
Le futur accord UE/USA doit être limité aux biens industriels, c'est-à-dire qu'il n’inclura pas l'agriculture, les services ou les marchés publics. Washington veut cependant intégrer l'agriculture dans la négociation. La Commission européenne compte commencer à discuter avec Washington dès que les Etats-Unis auront adopté leur mandat de négociation, dans l'espoir d'arriver à un accord avant la fin de son mandat, c'est-à-dire le 31 octobre. Si les négociations vont à leur terme, Bruxelles anticipe une augmentation des échanges transatlantiques d'un peu moins de 10% d'ici 2033 dans les secteurs concernés, ce qui correspond à 53 milliards d'euros.